Biographies
Pas question ici de raconter nos vies, ne vous
inquiétez pas. Nous aimerions
seulement vous raconter comment nous nous sommes connus, en vous donnant au passage quelques infos sur
le rock en Corse.
Eté 97 : Laurent joue avec son groupe Nemesis
une fois par semaine dans un piano-bar Corse appelé le Camping International, situé à
Calvi, une des plus importantes stations balnéaires de l'île, et rendez vous incontournable
des touristes, où il vit depuis 6 ans. En
fait, il s'agit d'un camping d'un genre un peu spécial, dans lequel se trouve un piano-bar ou des
groupes de rock divers, certains d'origine Corse, d'autres venus du continent en tournée/vacances,
jouent chaque soir, de 22 h environ jusqu'à l'aube, la clientèle étant très
fournie en fin de nuit, principalement des employés saisonniers de la restauration ayant fini leur
service. Pas question de dormir
tranquille dans un tel camping bien sûr, donc les clients sont pour la plupart de jeunes voyageurs
peu argentés qui roupillent toute la journée et se déchaînent le soir, ne quittant
guère le camping durant toutes leurs vacances. Le nom de l'endroit, "Camping International"
attire une clientèle essentiellement étrangère, composée de jeunes Allemands,
Anglais, Italiens, Autrichiens et mêmes quelques Tchèques et Polonais.
Jouer dans un tel endroit représente une aubaine
pour un groupe amateur, qui y trouve, en plus d'un cadre sympathique, un public fourni, endurant et passionné.
De plus, le bar se trouve en pleine pinède, loin de tout voisin, et le volume sonore n'est pas
un problème. Par la suite
la situation est devenue totalement différente. Le bar s'est vu obligé de stopper toute
activité à 2 heures du matin suite à un regain de sévérité des
forces de polices (fin 1997), et les fous-furieux de la bringue ont investi un autre endroit, mais c'est
là une autre histoire.
En 97, Olivier, qui vit à Bastia (120 km de
Calvi) joue dans un groupe nommé The Flying Toasters. A deux reprises durant cet été
là, il va jouer au camping International, et la seconde fois, Laurent est présent avec deux
autres membres de son groupe. Après
la fin de la prestation des Flying Toasters, les trois membres de Nemesis, ainsi qu'un batteur local nommé
Philippe (qui joue à l'époque avec le groupe Jam, puis fera par la suite carrière
sur la capitale, un jour vous entendrez parler de lui) vont à leur rencontre et leur demande l'autorisation
d'utiliser leur matériel pour faire un bœuf. Les Flying Toasters, un des groupes les plus cools
de Corse, acceptent volontiers. Laurent n'a sous la main que la Les Paul de l'autre guitariste de Nemesis,
et la branche dans l'ampli d'Olivier. Lorsqu'il commence à jouer, il s'aperçoit que la Les
Paul est complètement désaccordée. Il s'agit d'une guitare neuve, équipée
de cordes neuves, et donc l'accorder nécessite un long moment de concentration dans une ambiance
calme, ce qui est loin d'être la présente situation.
Sans perdre un flegme qui impressionne Olivier (et
qui n'est rien d'autre qu'un total blocage nerveux), Laurent se lance dans un solo bluesy sur le Oye
como va de Santana. Joué sur une guitare totalement fausse, ce solo prend des allures d'improvisation
free-jazz. Est-ce parce qu'il
est 4 heures du matin, que tout le monde est trèèès fatigué, que le taux d'alcool
dans l'atmosphère est très élevé, ou plus simplement parce que le son est
pourri, assourdissant et que tout le monde joue faux (chose fréquente lorsque l'on utilise le matériel
d'un autre), nul ne le sait. Toujours est-il qu'Olivier est enthousiasmé par le jeu de Laurent,
et décide de faire connaissance avec lui. Ils
parlent de leurs influences respectives, qui se trouvent être à peu près les mêmes
: Ritchie Blackmore, bien sûr, mais aussi Jimi Hendrix, Yngwie Malmsteen… etc.
Plus tard, Olivier rentre à Bastia, et ne
reverra pas Laurent durant les deux années suivantes.
En décembre 98, Laurent quitte Calvi pour
Bastia pour des raisons professionnelles. Il
commence à fréquenter les bars de Bastia, tentant de se faire connaître des musiciens
locaux, et naturellement retrouve Olivier un soir. A
partir de ce jour, ils vont rester en contact permanent, enregistrant des compositions ensemble sur un
magnétophone 4 pistes à cassettes. Petit à petit, le résultat devient acceptable,
et ils vont décider de faire un CD. Le
premier qu'ils réalisent est une sorte de best of de leurs premiers travaux communs.
Le second et le troisième rassemblent des
compositions enregistrées dans le but de faire un CD, ce qui les rend plus homogènes (voir
les pages de chaque album pour plus de détails). A
partir du troisième CD, ils sont rejoints par Bernard Botteghi, un ami d'enfance d'Olivier, guitariste
lui aussi.
Après deux ans d'amitié célibataire
et hautement créative, Laurent, Olivier et Bernard ont simultanément, et par hasard, rencontré
une femme avec qui ils ont démarré une relation stable, ce qui les a séparés
(seulement physiquement, car ils continuent à travailler ensemble à leur musique).
Olivier a quitté Bastia en 1999 pour les Alpes
(Guillestre, près de Gap), où il a trouvé un travail et vit avec sa copine. La même
année, Laurent s'est installé avec la sienne, et s'est lancé dans de vastes projets
: maison, bébé, ce qui l'a conduit à arrêter le jeu en groupe, et à
consacrer tous ses loisirs au home-studio. Du coup, il a enregistré deux albums seuls, de même
qu'Olivier. Vous les trouverez dans la page albums.
Rapidement, bien que séparés géographiquement Laurent et Olivier ont repris les enregistrements
en commun, avec notamment une large série de reprises de thèmes issus de jeux vidéo.
Ces enregistrements circulent sur le net et sont écoutés par une petite communauté
d'habitués grâce au site Grospixels, spécialisé dans le jeu vidéo rétro,
et auquel Laurent participe activement.
Sur
cette photo, voici l'ordinateur qui a servi à enregistrer la majorités de nos compositions,
ainsi que le multi-effet ART SGX-2000 Express que nous utilisons pour les sons de guitare.
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